Le bleu est une couleur chaude – Surtout quand elle est réchauffée.

 

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Pitch :

À travers le journal intime laissé par sa compagne décédée, Emma découvre les états d’âme, les réflexions ainsi que la vie de Clémentine alors qu’elle découvre son homosexualité et son amour profond pour Emma. Clémentine fera face aux préjugés de ses amies, de sa famille et aussi au rejet. Sans oublier les problèmes de couples et la vision différente de la sexualité.

Auteure/dessinatrice : Julie Maroh

Commentaire :

Voilà une histoire qui promettait d’être intéressante, pourtant cela a eu l’effet chez moi d’un pétard mouillé, mais peut-être suis-je passé à côté de quelques choses.

En soi, ce n’est pas mauvais, mais ce n’est certainement pas transcendant. C’est une histoire d’amour lesbien tout ce qu’il y a de plus classique et c’est là que le bât blesse. Il n’y a rien de révolutionnaire à mettre en scène une femme découvrir et chercher à comprendre son homosexualité. La moitié des yuri que j’ai lus était sur ce thème, et avait le mérite d’être mieux traité, Sasamekikoto en tête et de tête (j’en parlerais peut-être un jour, tiens.) Il y a bien sûr toute la partie lutte pour trouver sa place et contre la société, mais là encore, c’est très classique et presque attendu. Et dans cette catégorie, la simple histoire de Valerie dans V pour Vendetta a eut plus d’impact sur moi ou même encore The Infinite Loop. Quant à l’histoire d’amour en elle-même, je ne la trouve ni belle ni touchante. Encore une fois, la comparaison avec d’autres œuvres comme Sunstone (dont j’ai déjà parlé) n’est pas en la faveur de ce roman graphique, qui s’enfonce sans délicatesse dans les clichés habituels. On retrouve même un petit triangle amoureux…

Concernant le dessin à proprement parler, c’est correct, parfois joli, parfois un peu brouillon. L’idée d’utiliser des nuances de gris avec seulement du bleu sur les détails importants pour Clémentine est intéressante, mais contrairement à beaucoup de critiques que j’ai pu lire, là encore ce n’est pas original (eh oui, Sin City le faisait déjà, bon dans un tout autre registre, je suis bien d’accord.).

Bref, si vous avez déjà lu ce genre d’histoire et que vous en demandez encore, vous pouvez lire le bleu est une couleur chaude, vous serez en terrain connu. Si au contraire, vous n’en avez jamais lu, cela peut faire une bonne porte d’entrée, mais certainement pas la pièce maîtresse de ce type d’histoire.

Pour moi, ce sera malheureusement vite oublié et c’est dommage.

Mais, bonne lecture tout de même.

2 pensées sur “Le bleu est une couleur chaude – Surtout quand elle est réchauffée.”

    1. Cela me conforte dans l’idée que ce n’était pas forcement une question d’habitude de lecture. Si j’étais taquin, je me dirais qu’on se retrouve face à une œuvre qui fut récompensé parce qu’elle était du bon coté de l’idéologie. Mais bon, c’est pas mon genre d’être taquin.

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